La riposte
Que fait-on contre l'épidémie ? Alertes, tests, suivi des contacts, centres de traitement et vaccination, d'après les bulletins de l'INSP.
Les alertes
Une alerte est un signalement — un malade, un décès, une rumeur — que les équipes doivent aller vérifier. Une sur cinq environ est validée comme cas suspect et prélevée. Beaucoup d'alertes, c'est une surveillance qui cherche ; la part validée dit ce qu'elle trouve.
Le laboratoire
La positivité est la part des échantillons qui confirment le virus. Elle mesure le ciblage des tests, pas la population infectée : quand elle monte alors que le nombre d'échantillons stagne, on ne prélève que les malades évidents et l'on en manque d'autres.
Le suivi des contacts
Chaque cas confirmé laisse des contacts à suivre pendant vingt et un jours. Leur nombre est la taille de l'épidémie vue par la riposte ; la part vue chaque jour est la prise qu'elle garde dessus — en dessous du seuil, des personnes exposées transmettent sans être détectées.
Les centres de traitement
Un centre de traitement saturé renvoie les malades vers la communauté, où les décès échappent à la prise en charge. Le site compte les patients hospitalisés — confirmés et suspects — pour 100 lits que le bulletin déclare ; au-delà de 100, il y a plus de malades que de lits, et le surplus est soigné hors des lits prévus. Ce n'est pas le taux d'occupation du bulletin, qui ne compte que les malades couchés dans les lits.
La vaccination
Le vaccin Ervebo est réservé aux personnes les plus exposées au virus : le personnel soignant d'abord, puis les autres travailleurs de première ligne — hygiénistes, équipes d'enterrement sécurisé — et, au Bas-Uélé, les contacts à haut risque, dans le cadre d'une vaccination dite compassionnelle. La campagne a démarré le 26 août 2026 à Buta, puis à Kisangani le lendemain ; l'Ituri a publié ses premiers vaccinés le 23 septembre.
Pour aller plus loin
- Les défis →Les dix obstacles que citent les bulletins, semaine après semaine.
- Données détaillées →Les cas et les décès que la riposte poursuit, jour après jour et zone de santé par zone de santé.
- Le virus →Pourquoi cette espèce n'a ni vaccin ni traitement homologué, et comment elle se transmet.