La lettre
Bulletin n° 113Situation au 4 sept. 2026
Résumé du bulletin de l'INSP, à chaque nouvelle parution
Le bulletin du 4 sept. 2026, publié le 5 sept. 2026, rapporte 86 nouveaux cas confirmés et 39 décès. 86 cas, c'est dans la moyenne des sept derniers jours, 82,4 par jour. Il y a 1 nouvelle zone impactée : Kayna (Nord-Kivu) ; l'épidémie touche désormais 61 zones dans 6 provinces.
01Le bilan
Depuis le début de l'épidémie, 6 522 cas confirmés et 3 134 décès : 48,1 % des malades sont morts. 1 516 personnes sont guéries. 21 de plus que la veille. 817 malades sont hospitalisés dans les centres de traitement Ebola. Sur les sept derniers jours, 82,4 cas et 38,9 décès par jour en moyenne, contre 69,6 cas et 36,6 décès la semaine précédente.
02Où
L'Ituri porte 53 des 86 nouveaux cas. Viennent ensuite le Nord-Kivu avec 31 et le Haut-Uélé avec 2. Les 3 autres provinces n'en déclarent aucun. 5 zones portent 51 de ces 86 cas : Bunia 16, Katwa 13, Mangala 9, Musienene 7 et Komanda 6. 52 des 61 zones de santé touchées ont déclaré au moins un nouveau cas ces trois dernières semaines ; 9 n'en ont déclaré aucun.
03Les décès
Sur les 39 décès du jour, 30 sont survenus en communauté, c'est-à-dire hors d'un centre de traitement, et 9 dans un centre de traitement. Les décès hors centre : 16 en Ituri et 14 au Nord-Kivu. Ceux en centre de traitement : 7 en Ituri, 1 au Nord-Kivu et 1 dans le Haut-Uélé. Les 7 d'Ituri ne sont pas encore attribués à une zone de santé précise, comme 354 décès avant eux.
04La riposte
2 144 signalements de malades possibles (des « alertes ») ont été reçus ; 1 955 ont été vérifiés et 399 retenus comme cas suspects, à tester. Sur 575 prélèvements testés en laboratoire, 86 étaient positifs, soit 15,0 %. 86,0 % des personnes ayant côtoyé un malade (les « contacts ») ont été vues par les équipes de suivi, au-dessus du seuil de 85 % que l'INSP s'est fixé. Moins de trois contacts sur quatre ont été vus dans les provinces suivantes : Bas-Uélé, Haut-Uélé et Tshopo. Les centres de traitement Ebola sont remplis à 59,4 % : 817 malades pour 1 376 lits. Au-delà de leur capacité : le Nord-Kivu, 237 malades pour 220 lits. Enterrements sécurisés, faits par des équipes protégées pour éviter la contagion : 124 décès signalés, 105 enterrements réalisés, 96 corps testés. Autour des nouveaux cas, 12 ceintures de prévention ont été mises en place sur 41 attendues, c'est-à-dire la désinfection du domicile et le suivi des proches. Vaccination : 1 861 personnes ont reçu le vaccin Ervebo depuis le début de la campagne, le 26 août 2026 : 1 375 dans la Tshopo (chiffre du 3 sept. 2026) et 486 dans le Bas-Uélé. Aux points de contrôle sur les routes et aux frontières, 267 016 voyageurs sont passés et 98,1 % ont eu un contrôle de température.
05Les difficultés rencontrées
En Ituri, les ceintures de prévention ne sont mises en place qu'autour de 29 % des nouveaux cas (12 sur 41), les équipes manquent à Fataki, Mangala et Nizi ; 21 malades ont refusé d'être hospitalisés, 7 corps n'ont pas pu être testés parce que les familles s'y opposaient ; le centre de traitement de l'hôpital CME de Bunia est plein pour les malades confirmés, ceux de Nizi, Lita, Mambasa et Logo pour les malades suspects, et l'agrandissement de Nizi et Bambu prend du retard. Au Nord-Kivu, des malades sont soignés dans des structures non prévues pour Ebola ; un malade confirmé s'est enfui à Katwa, un autre refuse à Lubero d'aller au centre de transit, et la population menace de brûler le centre en construction à Katwa. Au Bas-Uélé, aucune ceinture de prévention mise en place, ni centre aux normes ni ambulance, la zone de traitement des déchets de l'hôpital de Buta ne fonctionne pas, les hôpitaux de Ganga et Viadana ne trient pas les malades à l'entrée, les équipes de vaccination n'ont pas de véhicule et six zones n'ont aucun plan pour vacciner les soignants ; les points de contrôle n'ont pas transmis leurs chiffres. À la Tshopo, l'opposition des habitants et des adresses introuvables empêchent les ceintures de prévention autour des trois derniers malades, le sang pour les transfusions manque toujours, 12 points de contrôle sur 30 fonctionnent et trois zones n'ont aucun agent de soutien psychologique. Le suivi des contacts manque d'équipes.