La lettre
Bulletin n° 116Situation au 7 sept. 2026
Résumé du bulletin de l'INSP, à chaque nouvelle parution
Le bulletin du 7 sept. 2026, publié le 8 sept. 2026, rapporte 71 nouveaux cas confirmés et 41 décès. 71 cas, c'est en dessous de la moyenne des sept derniers jours, 81,6 par jour. Aucune nouvelle zone de santé depuis le 4 sept. 2026 : l'épidémie reste sur 61 zones dans 6 provinces.
01Le bilan
Depuis le début de l'épidémie, 6 757 cas confirmés et 3 267 décès : 48,3 % des malades sont morts. 1 590 personnes sont guéries. 27 de plus que la veille. 813 malades sont hospitalisés dans les centres de traitement Ebola. Sur les sept derniers jours, 81,6 cas et 37,1 décès par jour en moyenne, contre 75,7 cas et 41,7 décès la semaine précédente.
02Où
L'Ituri porte 41 des 71 nouveaux cas. Viennent ensuite le Nord-Kivu avec 27 et le Haut-Uélé avec 3. Les 3 autres provinces n'en déclarent aucun. 5 zones portent 41 de ces 71 cas : Bunia 14, Katwa 11, Musienene 6, Mangala 5 et Rwampara 5. 51 des 61 zones de santé touchées ont déclaré au moins un nouveau cas ces trois dernières semaines ; 10 n'en ont déclaré aucun.
03Les décès
Sur les 41 décès du jour, 31 sont survenus en communauté, c'est-à-dire hors d'un centre de traitement, et 10 dans un centre de traitement. Les décès hors centre : 15 en Ituri, 15 au Nord-Kivu et 1 dans le Haut-Uélé. Ceux en centre de traitement : 9 en Ituri et 1 au Nord-Kivu. Les 9 d'Ituri ne sont pas encore attribués à une zone de santé précise, comme 378 décès avant eux.
04La riposte
1 508 signalements de malades possibles (des « alertes ») ont été reçus ; 1 240 ont été vérifiés et 329 retenus comme cas suspects, à tester. Sur 481 prélèvements testés en laboratoire, 71 étaient positifs, soit 14,8 %. 88,3 % des personnes ayant côtoyé un malade (les « contacts ») ont été vues par les équipes de suivi, au-dessus du seuil de 85 % que l'INSP s'est fixé. Moins de trois contacts sur quatre ont été vus dans les provinces suivantes : Bas-Uélé, Haut-Uélé et Tshopo. Les centres de traitement Ebola sont remplis à 58,7 % : 793 malades pour 1 351 lits. Au-delà de leur capacité : le Nord-Kivu, 254 malades pour 220 lits. Enterrements sécurisés, faits par des équipes protégées pour éviter la contagion : 143 décès signalés, 133 enterrements réalisés, 123 corps testés. Autour des nouveaux cas, 62 ceintures de prévention ont été mises en place sur 110 attendues, c'est-à-dire la désinfection du domicile et le suivi des proches. Vaccination : 1 875 personnes ont reçu le vaccin Ervebo depuis le début de la campagne, le 26 août 2026 : 1 375 dans la Tshopo (chiffre du 3 sept. 2026) et 500 dans le Bas-Uélé (chiffre du 5 sept. 2026).
05Les difficultés rencontrées
Au Nord-Kivu, 101 des 254 malades hospitalisés, soit 40 %, sont soignés dans des structures qui ne sont pas des centres de traitement ; à Masereka, un malade confirmé s’est enfui après l’annonce de son résultat, et une famille de Munzambaye, dans la zone de Butembo, refuse la désinfection de sa maison. En Ituri, les centres de Nizi, Mambasa, Lolwa et Kilo sont saturés côté cas suspects, 25 ceintures de prévention (rings) ont été ouvertes sur 70 attendues, des corps n’ont pas pu être testés à Mandima et Fataki faute d’équipes, et des refus d’enterrement sécurisé sont signalés à Bunia, Nizi, Nia-Nia et Aru ; au Nord-Kivu, 8 corps n’ont pas été testés à Kalunguta et Vuhovi faute de transport. À la Tshopo, des équipes ont été attaquées à Bethsaïda, dans la zone de Mangobo, sur fond de rumeurs d’« Ebola business », 11 contacts refusent le suivi à Matete, le sang sécurisé manque, et la vaccination n’a reçu que 3 000 doses pour 11 000 demandées. Au Haut-Uélé, le centre de Pawa manque d’installations d’hygiène et celui d’Isiro d’espace, d’eau et d’électricité ; une rumeur dit que les malades sont enfermés sous les tentes de l’hôpital d’Isiro. Au Bas-Uélé, toujours pas de centre de traitement ni d’ambulance, trop peu d’équipes pour suivre les contacts, et le vaccin Ervebo reste en rupture à Buta. Aux points de contrôle, quatre postes de l’Ituri sont en grève faute de paiement, Avakubi reste fermé à cause de l’insécurité, et la Tshopo n’a activé que 18 postes sur 30.