La lettre
Bulletin n° 117Situation au 8 sept. 2026
Résumé du bulletin de l'INSP, à chaque nouvelle parution
Le bulletin du 8 sept. 2026, publié le 9 sept. 2026, rapporte 86 nouveaux cas confirmés et 43 décès. 86 cas, c'est dans la moyenne des sept derniers jours, 84,7 par jour. Aucune nouvelle zone de santé depuis le 4 sept. 2026 : l'épidémie reste sur 61 zones dans 6 provinces.
01Le bilan
Depuis le début de l'épidémie, 6 843 cas confirmés et 3 310 décès : 48,4 % des malades sont morts. 1 611 personnes sont guéries. 21 de plus que la veille. 833 malades sont hospitalisés dans les centres de traitement Ebola. Sur les sept derniers jours, 84,7 cas et 38,7 décès par jour en moyenne, contre 76,7 cas et 42,1 décès la semaine précédente.
02Où
L'Ituri porte 55 des 86 nouveaux cas. Viennent ensuite le Nord-Kivu avec 27, le Haut-Uélé avec 2 et la Tshopo avec 2. Les 2 autres provinces n'en déclarent aucun. 5 zones portent 57 de ces 86 cas : Bunia 21, Nizi 14, Katwa 9, Rwampara 7 et Butembo 6. 50 des 61 zones de santé touchées ont déclaré au moins un nouveau cas ces trois dernières semaines ; 11 n'en ont déclaré aucun.
03Les décès
Sur les 43 décès du jour, 19 sont survenus en communauté, c'est-à-dire hors d'un centre de traitement, et 24 dans un centre de traitement. Les décès hors centre : 10 en Ituri et 9 au Nord-Kivu. Ceux en centre de traitement : 21 en Ituri et 3 au Nord-Kivu. Les 21 d'Ituri ne sont pas encore attribués à une zone de santé précise, comme 387 décès avant eux.
04La riposte
2 140 signalements de malades possibles (des « alertes ») ont été reçus ; 1 389 ont été vérifiés et 408 retenus comme cas suspects, à tester. Sur 507 prélèvements testés en laboratoire, 86 étaient positifs, soit 17,0 %. 86,5 % des personnes ayant côtoyé un malade (les « contacts ») ont été vues par les équipes de suivi, au-dessus du seuil de 85 % que l'INSP s'est fixé. Moins de trois contacts sur quatre ont été vus dans les provinces suivantes : Bas-Uélé. Les centres de traitement Ebola sont remplis à 59,8 % : 814 malades pour 1 362 lits. Au-delà de leur capacité : le Nord-Kivu, 287 malades pour 220 lits. Enterrements sécurisés, faits par des équipes protégées pour éviter la contagion : 117 décès signalés, 106 enterrements réalisés, 93 corps testés. Autour des nouveaux cas, 42 ceintures de prévention ont été mises en place sur 89 attendues, c'est-à-dire la désinfection du domicile et le suivi des proches. Vaccination : 2 082 personnes ont reçu le vaccin Ervebo depuis le début de la campagne, le 26 août 2026 : 1 582 dans la Tshopo et 500 dans le Bas-Uélé (chiffre du 5 sept. 2026). Aux points de contrôle sur les routes et aux frontières, 253 819 voyageurs sont passés et 97,6 % ont eu un contrôle de température.
05Les difficultés rencontrées
En Ituri, les centres de traitement de Nizi, Mambasa, Lolwa, Kilo, Mangala et Mandima sont saturés côté cas suspects et 30 malades sont dans un état critique ; 15 ceintures de prévention (rings) ont été ouvertes sur 59 attendues, les équipes de désinfection manquent à Fataki, Mangala et Komanda, les moyens de déplacement à Bambu et Mandima, les produits à Mangala et Mandima, et des refus d’enterrement sécurisé sont signalés à Bunia, Nizi, Nia-Nia et Aru ; le poste de contrôle d’Avakubi reste fermé à cause de l’insécurité. Au Nord-Kivu, 13 maisons ont été désinfectées sur 47 identifiées, des équipes restent à former à Biena, Masereka, Kyondo, Mabalako et Vuhovi, un malade confirmé s’est enfui à Masereka et une famille de Munzambaye, dans la zone de Butembo, refuse la désinfection de sa maison. À la Tshopo, des équipes ont été attaquées à Bethsaïda, dans la zone de Mangobo, sur fond de rumeurs d’« Ebola business », 11 contacts refusent le suivi à Matete, le sang sécurisé manque, l’incinérateur de l’hôpital de Makiso-Kisangani est en panne, la vaccination n’a reçu que 3 000 doses pour 11 000 demandées, et 18 postes de contrôle sur 30 sont actifs. Au Haut-Uélé, le centre de Pawa manque d’installations d’hygiène et celui d’Isiro d’espace, d’eau et d’électricité ; à Tely, une famille refuse toujours le recensement, et une rumeur dit que les malades sont enfermés sous les tentes de l’hôpital d’Isiro. Au Bas-Uélé, toujours pas de centre de traitement ni d’ambulance, trop peu d’équipes pour suivre les contacts, et le vaccin Ervebo reste en rupture à Buta.